aime quand ça bouge en comm politique

C’est lors d’un dîner, sans doute un peu arrosé, en charmante compagnie de spécialistes de la comm corporate ou financière, que le défi m’est lancé : décoder le plan de comm de crise mis en oeuvre par J Cahuzac.

Voici donc en substance une vision, qui n’engage que moi, mais bon… je me suis forgé cette opinion le jour où l’on apprenait que JC venait de présenter ses excuses au gouvernement pour leur avoir menti.

Les grands spécialistes de la communication de crise politique (S. Fouks et A. Hommel) n’en sont pas à leur coup d’essai. Ils conseillent semble-t-il leurs clients (DSK déjà avant JC) de nier en bloc durant plusieurs semaines, tenir le plus longtemps possible, avant d’avouer en présentant leurs excuses à la leur famille, à la France, à leur confrérie, au monde politique et surtout à tous ceux de leur camp. Ces derniers pourront alors sortir propres du scandale en commentant les excuses et en jouant les étonnés ayant toujours cru en l’innocence de l’accusé repentant.

C’est imparable en terme de communication, sauf quand c’est du serial process.
La même équipe et le même sélectionneur joue la même partition, alors cela fini par se voir.
DSK et JC sont grillés, mais le parti est sauf et on ne constate aucun dommage collatéral. Honnêtement je ne comprends pas les commentateurs qui disent que Fouks s’est loupé ou que Hommel n’était pas la bonne personne pour rédiger les aveux et coacher ses clients.

Voilà, mi avril, comment je lisais l’actualité qui faisait grand bruit cette semaine là.
Informer n’est pas communiquer dirait Dominique Wolton (du CNRS), et puis il rajouterait sans doute que la consanguinité journalistes-politiques n’est pas bonne pour la démocratie :-)

Quinze jours plus tard, alors que je partage avec vous cette vision du scénario de comm et des éléments de langages qu’on nous a distillé avec un plan relation presse bien huilé, il y a un micro rebondissement dans le monde de la comm : c’est là que ça bouge en fait.

Hommel a monté sa boite, elle ne fait plus parti de l’équipe des mousquetaires de Havas,
et Fouks est officiellement placardisé. Yannick Bolloré déclarant que Havas cesse la communication politique.
Donc Havas (ex Euro RSCG) déciderait de sauvegarder son image auprès de ses clients entreprises ? Ou est-ce la divergence de sensibilité politique entre Bolloré et Fouks qui est la raison de cette fin brutale ?

Allez, je tente un pronostique : la série n’est pas terminée. Il y a une saison 3.
Après DSK et Cahuzac d’autres pourraient suivre. D’ailleurs dans le petit monde de la comm, les noms fusent, et souvent les mêmes, comme un refrain. Et là les gourous de la comm, les spin doctors, devront se réinventer, forcément.

Et puis au fait, 76% des français n’ont plus confiance en la politique. This is it !

 

 

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aime quand ça bouge dans le responsive design

En mars j’ai du entendre parler de webApp, d’App tout court ou de responsive design au moins 20 fois… mais je n’ai pas entendu que des vérités ou des affirmations pertinentes.

Alors voici un petit billet à caractère informatif : si vous êtes désorienté au milieu du dédale de possibilités techniques et que vous pensez plutôt usage qu’ingénierie voici mon éclairage modeste sur le sujet.

A chaque besoin sa solution

Vous souhaitez rendre facilement accessible vos informations en situation de mobilité ?
La WebApp s’impose. Il s’agit d’un site internet adapté à l’internet mobile. Le smartphone est idéal pour consulter son fil d’info (la Une et les news minimum). Avec la tablette, la lecture des PDF s’en trouve, de fait, facilitée. Pour résumer, vous avez trois sites distincts avec trois contrats de lecture spécifiques. Avantage ? Facile à déployer, elle permet des coûts de production mutualisés. Inconvénient ? Elle offre peu d’interactivité. A noter : la WebApp n’est pas accessible dans les stores Apple ou Androïd.
Vous voulez proposer le plus de fonctionnalités possible en situation de mobilité ?
L’Application est la solution. Concrètement, il s’agit d’un logiciel à installer sur son smartphone. Les contenus sont hébergés dans un environnement autonome. Avantages ? Elle offre une navigation plus intuitive et propose à ses utilisateurs plus de fonctionnalités qu’une WebApp. Inconvénient ? Le coût. Il y a en effet autant d’Applications à développer qu’il y a d’OS. (IOS, Androïd, …)

Vous souhaitez retrouver les mêmes contenus sur mobile et sur tablette sans autres besoins spécifiques ?
C’est le Responsive Web Design qui s’impose. La résolution s’adapte à l’écran : l’ergonomie et le design s’ajustent automatiquement au terminal. Pas besoin de zoomer pour améliorer le confort de lecture (le site doit être développé en Internet ou Extranet). Cette solution est préconisée quand le site Internet doit rester agréable à lire sur mobile. A noter : si le site est le même sur votre tablette ou sur votre mobile et qu’il vous faut zoomer dans la page pour mieux lire, il ne s’agit pas d’un Responsive Web Design.

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